Compression de postes à la bibliothèque municipale...

Publié le par Langres autrement

La députée-adjointe à la culture visite les lieux, s’enquiert du fonctionnement et s’étonne que les bibliothécaires consacrent  beaucoup de temps à l’accueil des scolaires.

A travers cette remarque qui méprise-t-on ?
Les institutrices : censées changer les couches et surveiller les siestes mais surtout pas sortir leurs élèves pour les familiariser aux lieux de culture ?
Les bibliothécaires : censées couvrir les livres, remplir des fiches mais surtout pas éveiller l’esprit critique et la curiosité des enfants ?
Les enfants : censés avoir tous les livres qu’ils désirent à la maison mais surtout pas leur en proposer le renouvellement face aux coûts importants des livres et abonnements ?

Mais cette députée a sans doute raison : dans une bibliothèque les enfants sont en grand danger de rencontrer des auteurs pernicieux.
Ils risquent de côtoyer Simone de Beauvoir et Louise Michel, Jules Vallès ou Victor Hugo. Mais ils risquent aussi d’y prendre plaisir, de se mettre à rêver d’une société plus belle, plus juste, plus amicale.
Et si l’idée de penser par eux-mêmes, de prendre goût à la philosophie ou de se révolter les envahissait ?
Peut-être vaudrait-il mieux fermer tout de suite les bibliothèques,

non ?
L’obscurantisme
est-il de retour ?

Commenter cet article